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Formé de paysages extra-terrestres, de sols arides et d'un ciel infiniment clair, le désert d’Atacama est également connu comme l’endroit le plus sec de notre planète. Situés au nord du Chili, les paysages infinis d’Atacama défient notre perception du temps et de l’espace.

La réalisation de faire partie intégrante de cette Terre est une prise de conscience essentielle. De plus, elle sait nous rappeler notre vulnérabilité lorsqu’elle assèche notre peau et fait entrer sa poussière dans nos poumons.

Bien que notre Terre semble forte, hostile, et parfois même nous incite à croire qu’elle est indestructible, lorsque vous posez votre main pour toucher le sol aride, elle s’effrite en poussière et exprime sa propre vulnérabilité. La terre est subtile, contrairement aux hommes, elle reste silencieuse lorsqu’elle souffre.

Vernissage Jeudi 17 Octobre 2019
Exposition du 17 Octobre au 4 Novembre 2019

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L'Atacama a toujours été un trésor de ressources minérales et a donc attiré les industries minières pendant des décennies. Aujourd'hui, la demande de ressources a augmenté parallèlement à l'augmentation de notre population. Alors que nous pensons nous orienter vers des sources d’énergie plus «écologiques», le rythme intense de l’extraction n’a été orienté que vers des terrains supplémentaires pour l’extraction du lithium, créant ainsi des industries d’exploitations dont l’eau devient une ressource inévitable, asséchant notre terre jusqu’à la dernière goutte.

Malgré ces circonstances, un riche écosystème survit grâce aux connaissances des communautés autochtones qui luttent pour la protection de la Terre. La communauté de Coyo vit dans une oasis qu'ils cultivent. Ils ont également des terres protégées où ils maintiennent l’écosystème et étudient de nouvelles manières plus respectueuses d’utiliser les ressources de la Terre pour répondre à la forte demande actuelle. Ils vivent dans la vraie conscience et dans la gratitude envers la Terre avec la conviction que nous pouvons consommer sans exploiter.

Cette exposition a pour but de présenter des parallèles au sein d’un même monde: environnements, températures et corps différents. Il s'agit de l’exploration du fossé entre l'approvisionnement et la consommation de nos produits ainsi que des déconnexions entre nous, les individus et la Terre. Le désert apporte à celui qui sais le ressentir, l’observation de nous- mêmes.

« Le silence de la Terre » aspire à vous offrir un instant et un espace dans lequel nous pouvons ressentir et réagir sur notre rôle dans l’Anthropocène, ainsi que méditer sur notre relation complexe avec la Terre.

Elise Guillaume, avec le soutien de La Wayaka Current et de la communauté de Coyo, a eu le privilège de résider dans le désert d’Atacama afin de rechercher et de développer les travaux ayant conduit à cette exposition. Profondément préoccupée par l'état actuel de l'environnement, elle explore les industries qui exploitent la nature, telle que l'industrie minière ou la pêche. Son processus implique de visiter, parfois d’infiltrer des sites pour la recherche et le développement. En tant que jeune femme, elle remarque des similitudes entre le traitement de la Nature et celui des femmes, l'amenant à explorer cette relation étroite entre le corps et la Nature. À travers la photographie et l’audiovisuel, elle trouve des liens entre ces lieux pour créer des récits contrastés qui nous amène vers une meilleure compréhension de notre monde. Elise est diplômée de Goldsmiths University London et expose internationalement.